Darwinisme social
Révolté. C'est ma première réaction à la décision pour le moins douteuse de la Supreme Court of Canada qui a renversé les jugements de deux cours québécoises et qui menace l'universalité du système d'assurance-maladie en vigueur depuis 1970 au Québec.
Le Dr. Chaoulli et ses bailleurs de fonds anonymes (du monde des assurances peut-être?) veulent se lancer dans la médecine à but lucratif au nom de nobles objectifs: la vie. Yeah right!
On en reparlera quand les trois médecins de votre petite ville n'accepteront plus la carte soleil et que les patients seront obligés de souscrire une assurance privée pour obtenir des soins de santé vitaux.
Selon ces juges, tous ne doivent pas être égaux devant la loi. La nomenklatura de ceux qui ont du fric auront le droit légitime de sauter la ligne parce qu'ils ont du fric (comme dans le bon vieux temps). Et on ose prétendre que c'est une bonne affaire et que ça fera fondre les files d'attente. Voyons donc! On va avoir le même nombre de médecins et le temps qu'ils vont consacrer à leur médecine à but TRES lucratif, ils ne le paseront pas à réduire la file d'attente à but non lucratif.
En fait, ils auront tout intérêt à ralentir la file d'attente du public afin de la faire allonger, dans le but évident d'attirer un nombre toujours grandissant de patients, qui de guerre lasse, abandonneront le système public pour le système payant.
Le Dr Augustin Roy, qui agissait à titre de consultant pour la privatisation des soins, se rappelait avec nostalgie du bon vieux temps, où les patients devaient payer pour se faire soigner. Où est «le droit à la vie et à la sécurité» dans une situation comme celle d'il y a 35 ans, lorsque les gens devaient mourir à la maison par manque de moyens financiers?
Brel a bien résumé ma pensée dans sa chanson "Les bourgeois". J'en cite le refrain que je dédie aux quatre imbéciles qui ont accueilli ce pourvoi:
Le Dr. Chaoulli et ses bailleurs de fonds anonymes (du monde des assurances peut-être?) veulent se lancer dans la médecine à but lucratif au nom de nobles objectifs: la vie. Yeah right!
On en reparlera quand les trois médecins de votre petite ville n'accepteront plus la carte soleil et que les patients seront obligés de souscrire une assurance privée pour obtenir des soins de santé vitaux.
Selon ces juges, tous ne doivent pas être égaux devant la loi. La nomenklatura de ceux qui ont du fric auront le droit légitime de sauter la ligne parce qu'ils ont du fric (comme dans le bon vieux temps). Et on ose prétendre que c'est une bonne affaire et que ça fera fondre les files d'attente. Voyons donc! On va avoir le même nombre de médecins et le temps qu'ils vont consacrer à leur médecine à but TRES lucratif, ils ne le paseront pas à réduire la file d'attente à but non lucratif.
En fait, ils auront tout intérêt à ralentir la file d'attente du public afin de la faire allonger, dans le but évident d'attirer un nombre toujours grandissant de patients, qui de guerre lasse, abandonneront le système public pour le système payant.
Le Dr Augustin Roy, qui agissait à titre de consultant pour la privatisation des soins, se rappelait avec nostalgie du bon vieux temps, où les patients devaient payer pour se faire soigner. Où est «le droit à la vie et à la sécurité» dans une situation comme celle d'il y a 35 ans, lorsque les gens devaient mourir à la maison par manque de moyens financiers?
Brel a bien résumé ma pensée dans sa chanson "Les bourgeois". J'en cite le refrain que je dédie aux quatre imbéciles qui ont accueilli ce pourvoi:
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...

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